La maladie de
Cushing, liée à un excès de cortisol, provoque généralement une prise de poids
rapide avec obésité abdominale et visage arrondi.
Le syndrome de Cushing, caractérisé
par un excès chronique de cortisol, provoque fréquemment un diabète secondaire
(20 à 80 % des cas) en induisant une forte insulinorésistance. Ce diabète se
manifeste souvent par une obésité abdominale et une hyperglycémie, le
traitement de la cause (souvent chirurgical) permettant souvent la rémission du
diabète.
Voici les points clés concernant le lien
entre le syndrome de Cushing et le diabète :
·
Mécanisme : L'excès de cortisol stimule la
néoglucogenèse (production de glucose par le foie) et la glycogénolyse,
entraînant une insulinorésistance et des troubles de l'insulinosécrétion.
·
Complication fréquente : Le diabète est
une des complications métaboliques les plus courantes.
·
Traitement : La guérison ou le contrôle de
l'hypercortisolisme (par chirurgie de l'hypophyse ou des surrénales) permet
souvent de corriger ou d'améliorer nettement l'équilibre glycémique.
·
Diagnostic : Il faut suspecter un syndrome de
Cushing devant tout diabète difficile à contrôler, surtout s'il est associé à
une obésité facio-tronculaire (visage arrondi, bosse de bison), une HTA ou une
fragilité cutanée.
La prise en charge est multidisciplinaire,
associant endocrinologues, chirurgiens et diabétologues.
L'espérance
de vie…
L'espérance de vie avec le syndrome de
Cushing varie énormément selon la cause et la rapidité du traitement,
pouvant être bonne avec une gestion efficace (quelques années, voire plus) si la
cause est traitable (ex. exogène ou
micro-adénome hypophysaire bénin), mais devient sombre en cas de tumeur maligne
métastatique, menaçant le pronostic vital, bien que le pronostic soit souvent
meilleur chez le chien que chez l'humain. Sans traitement, la maladie est
souvent fatale en quelques années, voire mois, à cause des complications
(diabète, infections, troubles cardiovasculaires).
Facteurs influençant l'espérance de vie :
·
Exogène (corticoïdes) : Généralement
réversible avec l'arrêt du médicament ; le pronostic est bon.
·
Endogène (tumeur hypophysaire bénigne) : Pronostic bon avec un traitement précoce, souvent chirurgical.
·
Endogène (tumeur surrénalienne bénigne) : Pronostic relativement favorable avec une ablation chirurgicale
réussie.
·
Endogène (tumeur maligne ou ectopique) : Pronostic plus sombre, la survie dépend de la nature cancéreuse de
la tumeur et de la présence de métastases.
Pronostic et traitement :
·
Traitement : Une prise en charge médicale
adaptée (médicaments, chirurgie) et un suivi régulier sont essentiels pour
améliorer la qualité de vie et prolonger la survie.
·
Qualité de vie : Beaucoup de patients bien gérés
peuvent retrouver une bonne qualité de vie, malgré la maladie chronique.
·
Risques : Sans traitement, les complications
sont sévères (diabète, infections, hypertension, problèmes cardiovasculaires),
menant souvent au décès en quelques années.
En résumé, le syndrome de Cushing est une
maladie sérieuse, mais le pronostic est souvent favorable avec un diagnostic
précoce et une gestion adéquate, bien que les cas liés à des cancers hormonaux
soient plus graves.
Voici les
détails clés sur la relation entre la maladie de Cushing et le poids :
·
Prise
de poids classique (typique) : La majorité des patients présentent une
prise de poids au niveau du tronc (abdomen) et du dos ("bosse de
bison"), tandis que les bras et les jambes restent minces, en raison d'une
fonte musculaire.
·
Perte
de poids (rare/atypique) : Une perte de poids, plutôt qu'une prise
de poids, peut survenir dans des formes spécifiques, notamment le syndrome de
Cushing ectopique (où la tumeur se trouve hors de l'hypophyse ou des
surrénales).
·
Atrophie
musculaire : Le
catabolisme accru (fonte musculaire) lié à l'excès de cortisol peut entraîner
une perte de poids et une faiblesse musculaire importante, même si de la
graisse s'accumule ailleurs.
·
Conséquences
sur le métabolisme : L'excès de cortisol provoque une résistance à l'insuline, le
diabète, et l'hypertension.
Un suivi
endocrinologique est crucial car les symptômes, bien que souvent caractérisés
par la prise de poids, peuvent varier.
La maladie de Cushing et
l'hypothyroïdie
La maladie de
Cushing, causée par un excès de cortisol (souvent dû à une tumeur
hypophysaire), et l'hypothyroïdie, caractérisée par un manque d'hormones
thyroïdiennes, partagent des symptômes comme la prise de poids et la fatigue. L'hypercortisolisme peut induire une hypothyroïdie
centrale, réversible après traitement de la cause du Cushing.
·
Diagnostic différentiel : Leurs tableaux
cliniques proches rendent le diagnostic parfois complexe, nécessitant des
analyses de sang spécifiques (cortisol, TSH, T4).
·
Traitement : La prise en charge de la maladie de
Cushing (souvent chirurgicale) permet généralement de corriger l'hypothyroïdie
secondaire, tandis que l'hypothyroïdie primaire nécessite des hormones
thyroïdiennes à vie.
Il est crucial de consulter un
endocrinologue pour distinguer ces deux pathologies ou gérer leur coexistence.
La maladie de Cushing et L'hypertension…
- La maladie de Cushing (hypercortisolisme) cause
fréquemment une hypertension artérielle sévère et résistante, touchant
75 à 80 % des adultes. L'excès de cortisol
provoque une rétention de sodium et une vasoconstriction, augmentant la pression
artérielle et le risque cardiovasculaire. Le traitement vise la cause
sous-jacente (tumeur) pour normaliser le cortisol et l'hypertension.
Points clés sur l'association
Cushing-Hypertension :
·
Fréquence élevée : L'hypertension
est l'une des complications les plus communes du syndrome de Cushing, présente
dans la majorité des cas, y compris chez les enfants.
·
Mécanismes : Le cortisol en excès agit comme un
minéralocorticoïde, entraînant une rétention d'eau et de sel par le rein, et
augmente la sensibilité des vaisseaux aux catécholamines (vasoconstriction).
·
Caractéristiques de l'hypertension : Elle peut être
rebelle (difficile à contrôler avec des médicaments classiques) et s'accompagne
souvent de diabète et d'obésité facio-tronculaire.
·
Réversibilité : Le traitement de la cause de
l'hypercortisolisme (chirurgie de l'adénome hypophysaire ou surrénalien) permet
généralement la rémission de l'hypertension et des complications
cardiovasculaires.
·
Diagnostic : Une hypertension survenant chez un
sujet jeune, associée à une prise de poids abdominale et une fragilité cutanée,
doit faire évoquer ce diagnostic.
Une prise en charge rapide est essentielle
pour limiter les risques vasculaires, cardiaques et d'AVC liés à l'hypertension
chronique.
Les causes de L'hypercorticisme…
L'hypercorticisme (ou
syndrome de Cushing) résulte d'une production excessive de cortisol, principalement
causée par la prise prolongée de médicaments à base de corticoïdes (cause
iatrogène) ou par des tumeurs (hypophysaires, surrénaliennes ou ectopiques). Il
se caractérise par une exposition chronique à un taux élevé de
glucocorticoïdes.
Les causes se
divisent en deux catégories principales :
·
Hypercorticisme
exogène (Iatrogène - cause la plus fréquente) :
o Prise prolongée et à fortes doses de corticoïdes de
synthèse (prednisolone, prednisone, etc.) pour traiter des maladies
inflammatoires, auto-immunes (lupus, Crohn) ou respiratoires.
D'autres facteurs, comme le stress chronique ou des troubles
fonctionnels, peuvent également provoquer une élévation du cortisol, mais
l'hypercorticisme pathologique chronique est majoritairement lié aux causes
tumorales ou médicamenteuses.
Traitements conventionnelles :
La réduction ou le blocage de la
production de cortisol, l'hormone du stress, s'effectue via des
ajustements du mode de vie (sommeil, sport, alimentation), la gestion du stress
(yoga, méditation) et, en cas de pathologie comme le syndrome de Cushing, par
des médicaments spécifiques (métyrapone,
kétoconazole, osilodrostat).
Métyrapone …effets secondaires :
La métyrapone (Métopirone)
est un inhibiteur de la synthèse du cortisol utilisé pour le syndrome de
Cushing, provoquant fréquemment des effets indésirables comme une insuffisance
surrénalienne (fatigue, hypotension), des troubles gastro-intestinaux
(nausées, vomissements, diarrhée), de l'hirsutisme, de l'acné, ainsi que des
vertiges ou de la somnolence.
Effets secondaires
fréquents et notables :
·
Endocriniens : Insuffisance
surrénale (très fréquent) se manifestant par une fatigue, une chute de tension,
des nausées, des vomissements, une déshydratation, de l'agitation.
·
Gastro-intestinaux : Nausées,
vomissements, douleurs abdominales, diarrhée, diminution de l'appétit,
constipation.
·
Dermatologiques : Hirsutisme
(pilosité excessive), acné, éruption cutanée, prurit, alopécie, urticaire.
·
Systémiques : Asthénie
(fatigue intense), œdèmes périphériques, douleurs des membres inférieurs.
·
Neurologiques : Étourdissements,
vertiges, somnolence, baisse de la vigilance.
·
Biologiques : Hypokaliémie
(baisse du potassium), augmentation des enzymes hépatiques.
·
Allergiques : Réactions
d'hypersensibilité dues à la présence de parahydroxybenzoates.
Mises en garde importantes :
·
Grossesse/Allaitement : Contre-indiquée
pendant la grossesse. L'allaitement doit être interrompu.
·
Interactions : Peut augmenter
la toxicité du paracétamol. Une interaction avec la phénytoïne est possible
(faux négatif lors des tests).
Quels sont les aliments qui déclenchent
la production de cortisol ?
Les aliments qui stimulent la production de cortisol comprennent
souvent les aliments ultra-transformés, le sucre en excès, une forte consommation
de caféine, l'alcool et les habitudes alimentaires qui entraînent des pics et
des chutes de glycémie.
Traitement naturel :
L'ashwagandha
(Withania
somnifera) est une plante adaptogène
puissante reconnue pour réguler le cortisol, l'hormone du stress, en agissant
sur l'axe hypothalamo-hypophysaire-surrénalien. Elle peut réduire les niveaux
de cortisol jusqu'à 30% en 8 semaines, aidant ainsi à gérer l'hypercorticisme
fonctionnel, l'anxiété et le sommeil.
Amicalement à vous !
Ch.Mustapha
Laouedj : Conseiller
en phytothérapie et herboriste.
Samedi : Consultation gratuite sur rendez-vous au :
Tél : 213. (0)550.30.65.42 Adresse :
Hadjout-Tipaza- Algérie A côté de l’ex Daïra et APC de Hadjout.
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