Tuesday, January 27, 2026

Syndrome de cushing et diabète…


 La maladie de Cushing, liée à un excès de cortisol, provoque généralement une prise de poids rapide avec obésité abdominale et visage arrondi.

 

Le syndrome de Cushing, caractérisé par un excès chronique de cortisol, provoque fréquemment un diabète secondaire (20 à 80 % des cas) en induisant une forte insulinorésistance. Ce diabète se manifeste souvent par une obésité abdominale et une hyperglycémie, le traitement de la cause (souvent chirurgical) permettant souvent la rémission du diabète. 

Voici les points clés concernant le lien entre le syndrome de Cushing et le diabète :

 

·         Mécanisme : L'excès de cortisol stimule la néoglucogenèse (production de glucose par le foie) et la glycogénolyse, entraînant une insulinorésistance et des troubles de l'insulinosécrétion.

·         Complication fréquente : Le diabète est une des complications métaboliques les plus courantes.

·         Traitement : La guérison ou le contrôle de l'hypercortisolisme (par chirurgie de l'hypophyse ou des surrénales) permet souvent de corriger ou d'améliorer nettement l'équilibre glycémique.

·         Diagnostic : Il faut suspecter un syndrome de Cushing devant tout diabète difficile à contrôler, surtout s'il est associé à une obésité facio-tronculaire (visage arrondi, bosse de bison), une HTA ou une fragilité cutanée. 

La prise en charge est multidisciplinaire, associant endocrinologues, chirurgiens et diabétologues. 

L'espérance de vie…

 

L'espérance de vie avec le syndrome de Cushing varie énormément selon la cause et la rapidité du traitement, pouvant être bonne avec une gestion efficace (quelques années, voire plus) si la cause est traitable (ex. exogène ou micro-adénome hypophysaire bénin), mais devient sombre en cas de tumeur maligne métastatique, menaçant le pronostic vital, bien que le pronostic soit souvent meilleur chez le chien que chez l'humain. Sans traitement, la maladie est souvent fatale en quelques années, voire mois, à cause des complications (diabète, infections, troubles cardiovasculaires). 

Facteurs influençant l'espérance de vie :

 

·         Exogène (corticoïdes) : Généralement réversible avec l'arrêt du médicament ; le pronostic est bon.

·         Endogène (tumeur hypophysaire bénigne) : Pronostic bon avec un traitement précoce, souvent chirurgical.

·         Endogène (tumeur surrénalienne bénigne) : Pronostic relativement favorable avec une ablation chirurgicale réussie.

·         Endogène (tumeur maligne ou ectopique) : Pronostic plus sombre, la survie dépend de la nature cancéreuse de la tumeur et de la présence de métastases. 

Pronostic et traitement :

 

·         Traitement : Une prise en charge médicale adaptée (médicaments, chirurgie) et un suivi régulier sont essentiels pour améliorer la qualité de vie et prolonger la survie.

·         Qualité de vie : Beaucoup de patients bien gérés peuvent retrouver une bonne qualité de vie, malgré la maladie chronique.

·         Risques : Sans traitement, les complications sont sévères (diabète, infections, hypertension, problèmes cardiovasculaires), menant souvent au décès en quelques années. 

En résumé, le syndrome de Cushing est une maladie sérieuse, mais le pronostic est souvent favorable avec un diagnostic précoce et une gestion adéquate, bien que les cas liés à des cancers hormonaux soient plus graves.

 

Voici les détails clés sur la relation entre la maladie de Cushing et le poids :

·         Prise de poids classique (typique) : La majorité des patients présentent une prise de poids au niveau du tronc (abdomen) et du dos ("bosse de bison"), tandis que les bras et les jambes restent minces, en raison d'une fonte musculaire.

·         Perte de poids (rare/atypique) : Une perte de poids, plutôt qu'une prise de poids, peut survenir dans des formes spécifiques, notamment le syndrome de Cushing ectopique (où la tumeur se trouve hors de l'hypophyse ou des surrénales).

·         Atrophie musculaire : Le catabolisme accru (fonte musculaire) lié à l'excès de cortisol peut entraîner une perte de poids et une faiblesse musculaire importante, même si de la graisse s'accumule ailleurs.

·         Conséquences sur le métabolisme : L'excès de cortisol provoque une résistance à l'insuline, le diabète, et l'hypertension. 

Un suivi endocrinologique est crucial car les symptômes, bien que souvent caractérisés par la prise de poids, peuvent varier. 

 

La maladie de Cushing et l'hypothyroïdie

 

La maladie de Cushing, causée par un excès de cortisol (souvent dû à une tumeur hypophysaire), et l'hypothyroïdie, caractérisée par un manque d'hormones thyroïdiennes, partagent des symptômes comme la prise de poids et la fatigue. L'hypercortisolisme peut induire une hypothyroïdie centrale, réversible après traitement de la cause du Cushing. 

·         Diagnostic différentiel : Leurs tableaux cliniques proches rendent le diagnostic parfois complexe, nécessitant des analyses de sang spécifiques (cortisol, TSH, T4).

·         Traitement : La prise en charge de la maladie de Cushing (souvent chirurgicale) permet généralement de corriger l'hypothyroïdie secondaire, tandis que l'hypothyroïdie primaire nécessite des hormones thyroïdiennes à vie. 

Il est crucial de consulter un endocrinologue pour distinguer ces deux pathologies ou gérer leur coexistence. 

 

La maladie de Cushing et L'hypertension…

 

- La maladie de Cushing (hypercortisolisme) cause fréquemment une hypertension artérielle sévère et résistante, touchant 75 à 80 % des adultes. L'excès de cortisol provoque une rétention de sodium et une vasoconstriction, augmentant la pression artérielle et le risque cardiovasculaire. Le traitement vise la cause sous-jacente (tumeur) pour normaliser le cortisol et l'hypertension. 

 

Points clés sur l'association Cushing-Hypertension :

 

·         Fréquence élevée : L'hypertension est l'une des complications les plus communes du syndrome de Cushing, présente dans la majorité des cas, y compris chez les enfants.

·         Mécanismes : Le cortisol en excès agit comme un minéralocorticoïde, entraînant une rétention d'eau et de sel par le rein, et augmente la sensibilité des vaisseaux aux catécholamines (vasoconstriction).

·         Caractéristiques de l'hypertension : Elle peut être rebelle (difficile à contrôler avec des médicaments classiques) et s'accompagne souvent de diabète et d'obésité facio-tronculaire.

·         Réversibilité : Le traitement de la cause de l'hypercortisolisme (chirurgie de l'adénome hypophysaire ou surrénalien) permet généralement la rémission de l'hypertension et des complications cardiovasculaires.

·         Diagnostic : Une hypertension survenant chez un sujet jeune, associée à une prise de poids abdominale et une fragilité cutanée, doit faire évoquer ce diagnostic. 

Une prise en charge rapide est essentielle pour limiter les risques vasculaires, cardiaques et d'AVC liés à l'hypertension chronique. 

 

Les causes de L'hypercorticisme…

 

L'hypercorticisme (ou syndrome de Cushing) résulte d'une production excessive de cortisol, principalement causée par la prise prolongée de médicaments à base de corticoïdes (cause iatrogène) ou par des tumeurs (hypophysaires, surrénaliennes ou ectopiques). Il se caractérise par une exposition chronique à un taux élevé de glucocorticoïdes. 

Les causes se divisent en deux catégories principales :

·         Hypercorticisme exogène (Iatrogène - cause la plus fréquente) :

o    Prise prolongée et à fortes doses de corticoïdes de synthèse (prednisolone, prednisone, etc.) pour traiter des maladies inflammatoires, auto-immunes (lupus, Crohn) ou respiratoires.

D'autres facteurs, comme le stress chronique ou des troubles fonctionnels, peuvent également provoquer une élévation du cortisol, mais l'hypercorticisme pathologique chronique est majoritairement lié aux causes tumorales ou médicamenteuses.

 

Traitements conventionnelles :

 

La réduction ou le blocage de la production de cortisol, l'hormone du stress, s'effectue via des ajustements du mode de vie (sommeil, sport, alimentation), la gestion du stress (yoga, méditation) et, en cas de pathologie comme le syndrome de Cushing, par des médicaments spécifiques (métyrapone, kétoconazole, osilodrostat). 

 

Métyrapone …effets secondaires :

 

La métyrapone (Métopirone) est un inhibiteur de la synthèse du cortisol utilisé pour le syndrome de Cushing, provoquant fréquemment des effets indésirables comme une insuffisance surrénalienne (fatigue, hypotension), des troubles gastro-intestinaux (nausées, vomissements, diarrhée), de l'hirsutisme, de l'acné, ainsi que des vertiges ou de la somnolence.

 

Effets secondaires fréquents et notables :

 

·         Endocriniens : Insuffisance surrénale (très fréquent) se manifestant par une fatigue, une chute de tension, des nausées, des vomissements, une déshydratation, de l'agitation.

·         Gastro-intestinaux : Nausées, vomissements, douleurs abdominales, diarrhée, diminution de l'appétit, constipation.

·         Dermatologiques : Hirsutisme (pilosité excessive), acné, éruption cutanée, prurit, alopécie, urticaire.

·         Systémiques : Asthénie (fatigue intense), œdèmes périphériques, douleurs des membres inférieurs.

·         Neurologiques : Étourdissements, vertiges, somnolence, baisse de la vigilance.

·         Biologiques : Hypokaliémie (baisse du potassium), augmentation des enzymes hépatiques.

·         Allergiques : Réactions d'hypersensibilité dues à la présence de parahydroxybenzoates. 

Mises en garde importantes :

·         Grossesse/Allaitement : Contre-indiquée pendant la grossesse. L'allaitement doit être interrompu.

·         Interactions : Peut augmenter la toxicité du paracétamol. Une interaction avec la phénytoïne est possible (faux négatif lors des tests).

Quels sont les aliments qui déclenchent la production de cortisol ?

Les aliments qui stimulent la production de cortisol comprennent souvent les aliments ultra-transformés, le sucre en excès, une forte consommation de caféine, l'alcool et les habitudes alimentaires qui entraînent des pics et des chutes de glycémie.

Traitement naturel :

L'ashwagandha (Withania somnifera) est une plante adaptogène puissante reconnue pour réguler le cortisol, l'hormone du stress, en agissant sur l'axe hypothalamo-hypophysaire-surrénalien. Elle peut réduire les niveaux de cortisol jusqu'à 30% en 8 semaines, aidant ainsi à gérer l'hypercorticisme fonctionnel, l'anxiété et le sommeil. 

 

Amicalement à vous !

Ch.Mustapha Laouedj : Conseiller en phytothérapie et herboriste.  

 Samedi : Consultation gratuite sur rendez-vous au :   Tél : 213. (0)550.30.65.42   Adresse : Hadjout-Tipaza- Algérie A côté de l’ex Daïra et APC de Hadjout.

Email : tipasa334@gmail.com

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